« Il n’y a d’homme complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie... »
Alphonse de Lamartine, Voyage en Orient.

« Mille et une notes d’Orient » est un voyage musical vers les lointaines contrées de l'Orient fascinant, réel ou légendaire, inconnu et merveilleux : Trois solistes improvisateurs et un orchestre d’harmonie interprètent ensemble des musiques traditionnelles d’Orient et celles des compositeurs inspirés par l’orientalisme : Sheherazade de Rimsky-Korsakov, Dans les steppes de l’Asie centrale de Borodine, Danse Bacchanale de Saint-Saëns et bien d’autres…

A la croisée du jazz, des musiques improvisées et des musiques du monde, Fawzy Al Aïedy et Oboman Fillon proposent leurs propres compositions inspirées de chants folkloriques et de pièces traditionnelles du Moyen-Orient.

L’instrumentation atypique du trio constitue une passerelle entre l’Orient et l’Occident : le Hautbois, par sa place dans la musique occidentale depuis 4 siècles et ses lointaines origines mésopotamiennes, est emblématique de ce trait d’union. Dans ce contexte musical, le mariage des timbres du Oud et du Hautbois/Cor anglais, s’impose comme une évidence. La mystérieuse et puissante voix d’Orient de Fawzy évoque les voix gutturales des peuples du désert. Les percussions traditionnelles d’Adel Shams El Dinn - Daf, Riqq et Darbouka – soutiennent constamment, par un rythme finement ciselé, le discours d’ensemble.




Fawzy Al Aiedy Oud, Chant
Fawzy Al‐Aiedy est né à Bassorah au sud de l’Irak, dans les années 50. Ses parents ont oublié de noter sa date de naissance, seule certitude : il est né entre deux grandes pluies... À 14 ans, Fawzy quitte sa ville natale pour la capitale, où il étudie à l'École des Beaux‐Arts de Bagdad la musique traditionnelle orientale : luth et chant, ainsi que la musique occidentale (hautbois classique). Il découvre la poésie d'Arthur Rimbaud et de Verlaine, lit des oeuvres de philosophie (Sartre, Debray..) Il réussit à quitter son pays et débarque à Paris en 1971. A l'École Nationale de Musique de Boulogne‐Billancourt, il obtient le 1er Prix de Hautbois à l'unanimité, et le 2ème Prix de Musique de Chambre. En parallèle à son apprentissage classique, il découvre des auteurs comme Georges Brassens, Léo Ferré, Léonard Cohen, Coltrane et Miles Davis. A sa sortie du conservatoire, après l'Orchestre des Jeunes de Paris, il se trouve une nouvelle voie, celle de la création, que lui indiquait son amour de la poésie, et dont le fer de lance fut cette dualité même entre Orient et Occident.






Adel Shams El Din Percussions
Fils d’une famille de mélomanes d’Alexandrie, Adel Shams El Din, musicien égyptien installé à Paris depuis 1980, est passé maître dans l’art de la percussion, notamment sur le riqq (tambour sur cadre à la membrane unique en peau de poisson portant dix paires de cymbalettes), en devenant ainsi une référence en matière de percussions orientales. Après avoir étudié avec Fathi Guened l’art de la darbouka, cet artiste rejoint ensuite l’orchestre de la Radio d’Alexandrie avant de partir s’installer en Angleterre dans un 1er temps. Il commence alors une carrière internationale en accompagnant des chanteurs arabes célèbres tels que le chanteur libanais Wadii Al‐Safi, ainsi que des musiciens internationaux. C’est l’un des piliers de l’ensemble Al‐Kindi depuis sa création, dont il est devenu l’incontournable accompagnateur. Il a également joué avec Wadii Assafi, Lotfi Bouchnak, Sabri Moudallal, Adib Dayikh et Hamza Shakûr, mais aussi Jean Michel Jarre, Michel Sanchez, Renaud Garcia Fons et Zakir Hussein. Sa connaissance, comme sa parfaite maîtrise de tous les rythmes les plus complexes, en font un interprète respecté et très sollicité par les musiciens professionnels du Proche‐Orient, d’Afrique du Nord ou de France. Il a enregistré en 2005 un album de référence qui marquera l’histoire des rythmes orientaux par ses qualités artistique et didactique. Cet album s’intitule « Quarante Rythmes du Moyen‐Orient ». Toutes ces expériences ont permis à Adel Shams El Din de créer un style personnel, basé sur la tradition, mais toujours ouvert sur les influences nouvelles et sa propre inspiration.

Programme proposé
(Indicatif, d’autres propositions peuvent être faites)
Compositions et arrangements pour trio et orchestre d’harmonie:
1. Escales orientales : 30’
- Les Djinns : Oboman
- Rouïane : Oboman
- Chéops : Oboman
- Privé de Désert : Fawzy Al Aiedy
- Sans toit : Fawzy Al Aiedy.
2. Orient Xpress : Oboman 8’
3. Homs : Oboman (commande de l’Adiam 94) 12’
4. Layali : Ensemble clarinettes/flûtes/sax bariton 4’
5. Al Amel : Miguel Angel Sorrio Nadal 4’30
6. Sahara :
- La Caravane: Norman Tailor 4’30
- Danse de la princesse voilée: Norman Tailor 2’30
- La Grande Pyramide : Norman Tailor 3’30
Proposition orchestre seul :
7. Sheherazade (extraits) : Nikolaï Rimsky Korsakov 4/6’
8. Dans les Steppes de l’Asie centrale : Alexandre Borodine 6’30
9. Danse Bacchanale : Camille Saint-Saens 4’
10. Une Légende de Yao : Yeh Shu Han 5’
NB : Les partitions des oeuvres pour trio et orchestre d’harmonie sont fournies.
EXTRAITS DE CONDUCTEURS CI-JOINT
Réalisations
- Avec l’Ensemble Orchestral de Mantes la Ville, concert de Sainte-Cécile devant 800 spectateurs
- Avec l’Orchestre « Musique de Créteil », Sainte Cécile et participation au festival « Sons 9 » à Paris devant 500 spectateurs