Oboman + Oboa Jazz trio + Orchestre Symphonique




En acceptant la proposition d’Oboman de faire se croiser jazz et musique symphonique, l’Orchestre National d’lle de France a une fois encore prouvé sa volonté d’élargir le répertoire de cet ensemble, dont la mission est de diffuser l’art symphonique sur le vaste territoire régional. Depuis 1924 et la fameuse Rhapsodie in Blue de George Gerswhin, Jazz et Classique se sont souvent donné rendez-vous : Woody Herman pour qui Stravinsky écrivit son Ebony Concerto ; Duke Ellington et Billy Strayhorn très intéressés par la musique classique du début du XXe siècle ; Charlie Parker et ses sessions avec cordes ; Stan Getz et son disque Focus… « Oboa Nomade » est né de la rencontre d’un Hautboïste atypique et d’un Orchestre Symphonique aventureux, de la juxtaposition de compositions originales et de compositeurs classiques influencés par le Jazz, d’un délicat dosage entre musique écrite et passages improvisés. La musique proposée par Oboman puise ses sources dans la musique classique, sa spontanéité dans le jazz et sa saveur dans les musiques traditionnelles du pourtour méditerranéen. Par ailleurs, l’instrumentation tout à la fois classique et inédite du quartet – le mariage du hautbois et du tambourin, tous deux originaires de Mésopotamie voici respectivement 2800 ans et 5000 ans associés aux harmonies occidentales du piano et à la bonhomie de la contrebasse jazz – procure à l’ensemble un son à la fois très original et naturel. Soliste : - Oboman : Hautbois, Cor Anglais. (Paris Ouest !) Oboa Jazz trio : - João Paulo Da Silva : Piano (Lisbonne - Portugal) - Jarrod Cagwin : Percussions Jazz & orientales (Vienne - Autriche) - Bruno Rousselet : Contrebasse Jazz (Paris Est !) Programme (indicatif) : - Quiet City de Aaron Copland - Song of Flea Market d’Oboman/Carine Bonnefoy - Oborigins d’Oboman/François Théberge - Poséidos d’Oboman/Carine Bonnefoy - Escales Orientales de Jacques Ibert/Duke Ellington/Billy Strayhorn /oboman

critiques

A Propos du projet « Oboa Nomade» de Jean-Luc Fillon avec L'Ensemble de Basse-Normandie en Mai 2011

"Dans le domaine du spectacle vivant, le métissage culturel est très à la mode : parfois l'échange se produit, mais souvent il n'y a que juxtaposition, le "musicien du monde", la "vedette", se servant des "musicos" classiques pour avoir un tapis de cordes sur lequel briller. C'est pourquoi la rencontre d'il y a 15 jours avec Jean-Luc et son trio fut un moment musical et humain exceptionnel, qui restera gravé dans la tête de tous les musiciens de l'orchestre (pour preuve les sms de contentement reçus après les concerts). Nous fûmes d'abord conviés, sans obligation, à 2 jours d'atelier d'improvisation; la pédagogie généreuse et adaptée à chacun nous mit l'eau à la bouche, et nous apprit beaucoup. Quelques collègues et moi relevèrent le défi de faire un petit chorus pendant les concerts (fou que je suis!!!). Dès la première demi-heure de répétition, nous avons pu goûter la qualité des arrangements, mettant chacun en valeur. L'équilibre acoustique se fit sans avoir besoin de mettre un micro à chaque pupitre: la mayonnaise avait pris. Que dire du talent de Jean-Luc: une technique transcendante au service d'une forme où le bavardage stérile est proscrit, ainsi que le catalogue d’effets. Pourtant le "maître "connait les micro-intervalles, les multiphoniques, etc... il les utilise à bon escient avec un son puissant mais jamais dénaturé : Invention, sensibilité : Du grand Art, je vous dis. Idem pour ses amis, João Paulo, Jarrod Cagwin et Bruno Rousselet. Mon voeu le plus cher est de pouvoir rejouer ce programme qui enchanta le public et les musiciens par sa qualité et son originalité." Alain Hervé, Hautbois solo de L'Ensemble de Basse-Normandie.